Punaises de lit 5/5 (3)
25 janvier 2018
plusieurs piqûres de punaise de lit sur bras et jambes
Piqûre de punaise de lit
2 février 2018

Une simple nuisance par les autorités.

nid de punaises de lit sur un banc

Les punaises de lit sont considérées comme une simple nuisance par les autorités.

«On va suspendre votre manteau, là, pour être sûr qu’il ne soit pas contaminé». Quand on arrive chez Eléonore, le ton est donné : voilà presque cinq mois que cette traductrice de 33 ans et son mari se battent contre les punaises de lit qui ont envahi leur appartement. Les punaises de lit ont la spécialité de piquer les dormeurs la nuit en leur suçant du sang. «J’ai la chance de ne pas avoir de boutons mais je peux vous dire que les punaises me bouffent le cerveau».

Eléonore, 33 ans, dans sa chambre, infestée par des punaises de lit.

En tout, quatre pièces sont infestées : «La salle à manger, le dressing, notre chambre et celle de notre fille», détaille-t-elle. «Mais ce n’est pas un problème d’hygiène», insiste la jeune femme. «Mon mari et moi avons sûrement ramené ces petites bêtes dans nos valises après un voyage à l’étranger».

Dans le hall d’entrée, une dizaine de gros sacs poubelles s’empilent contre les murs. «Ça, ce sont nos vêtements propres que nous utilisons». Sur chacune des poches bien fermées, une étiquette a été collée : «vêtements boulot», «doudous», «manteaux d’hiver». «Après un lavage à 60°C à la machine, on les enferme pour éviter qu’ils soient infestés», précise-t-elle.

Le cauchemar a commencé début septembre, lorsqu’Eléonore a découvert un matin, «paniquée», plusieurs insectes sombres à côté de son oreiller (voir photo). «On a fait venir un chien-renifleur, entraîné à la détection des punaises de lit. C’est à partir de ce moment-là qu’on a compris que notre appartement était en grande partie contaminé. Les premiers jours, j’avais des crises de larmes et d’angoisse, je ne dormais plus la nuit, c’était l’horreur», se souvient-elle. «Et puis, je me suis dit qu’on n’avait pas le choix et qu’il fallait bien s’y mettre pour pouvoir s’en débarrasser».

Depuis, Eléonore nettoie, aspire, trie, empaquette tous les textiles et les livres, où les punaises seraient susceptibles de se nicher. Le but : préparer l’arrivée d’une entreprise de désinfection qui répandra de puissants insecticides dans les pièces concernées. «On a dû enfermer nos 2500 livres dans des caisses en plastique qu’on a stockées», explique-t-elle en montrant une trentaine de grosses boîtes transparentes dans son garage. Maintenant, les étagères de la bibliothèque sont pratiquement vides, tout comme le dressing. Même chose dans les chambres. «J’ai aussi des livres et des chaussures dans le congélateur», dit-elle en souriant. Devant son réfrigérateur, elle sort une poche en plastique contenant des sandales de bébé. «Il faut les mettre trois jours à -18°C pour les décontaminer».

DIAPORAMA – Éléonore a dû faire le grand vide dans son appartement

Elénore a dû confiner tous ses vêtements dans des sacs poubelles pour éviter qu’ils ne soient contaminés par les punaises de lit.

La jeune femme met régulièrement des chaussures et livres au congélateur pour les désinfester. Elle doit les laisser 72 heures avant de pouvoir placer d’autres paquets.

Une très grande partie de ses livres et BD sont scellés dans des boîtes en plastique qu’elle stocke dans son garage et sa cave. Elle doit les laisser enfermées pendant deux ans pour être sûre de les décontaminer.

Armoires et placards des chambres ont été vidées. Ses vêtements sont enfermés dans des sacs poubelle.

Son dressing a également été vidé. Une grande partie de ses vêtements ont dû être lavés à 60°C à la machine. “La punaise de lit meurt à une température de 47°C”, assure-t-elle.

Voici les traces qu’elle retrouve régulièrement sur son matelas, signe que les punaises de lit ne sont toujours pas parties. Ces petites traces noires correspondent aux déjections des insectes.

La jeune femme a pris l’habitude de suspendre son manteau pour éviter que les punaises de lit ne l’atteignent.

Elle passe aussi l’aspirateur tous les deux jours. Un véritable cérémonial : une fois passé, «il faut mettre le contenu dans un sac hermétique, le jeter à l’extérieur et nettoyer le réservoir à l’eau bouillante. C’est vraiment pénible». Elle espère que tout sera terminé fin février. En attendant, Eléonore continue de «traquer» les traces laissées par les punaises sur sa literie. «J’en trouve tous les dix jours à peu près». Le calvaire n’est pas terminé.

 

Un phénomène en expansion

Combien, comme Elénore, connaissent la désagréable expérience des punaises de lit, autrement baptisées «Cimex lectularius» ? Impossible de le savoir. En général, il n’existe aucun suivi statistique sur le nombre de foyers infestés. Mais il suffit d’évoquer le sujet pour que la conversation s’anime. Chacun y va de son anecdote et raconte les mésaventures d’un ami ou d’un parent. Sur Internet, on ne compte plus les forums où les «victimes» appellent à l’aide et s’échangent des conseils. «Je suis en train de faire face à une infestation de punaises de lit.

 

Comment s’en débarrasser ? 

Il faut savoir que l’opération s’avère longue et coûteuse. Elle peut prendre des mois et s’élever à plusieurs centaines, voire milliers d’euros.

Il est recommandé de faire un grand nettoyage du logement, pièce par pièce, avec un puissant aspirateur et de laver tout le linge à 60°C en machine. Il est également possible de faire aEntriesppel à un professionnel pour désinsectiser les zones infestées.

Plus d’informations contacter Morin extermination Inc.

«On va suspendre votre manteau, là, pour être sûr qu’il ne soit pas contaminé». Quand on arrive chez Eléonore, le ton est donné : voilà presque cinq mois que cette traductrice de 33 ans et son mari se battent contre les punaises de lit qui ont envahi leur appartement. Les punaises de lit ont la spécialité de piquer les dormeurs la nuit en leur suçant du sang. «J’ai la chance de ne pas avoir de boutons mais je peux vous dire que les punaises me bouffent le cerveau».

Eléonore, 33 ans, dans sa chambre, infestée par des punaises de lit.

En tout, quatre pièces sont infestées : «La salle à manger, le dressing, notre chambre et celle de notre fille», détaille-t-elle. «Mais ce n’est pas un problème d’hygiène», insiste la jeune femme. «Mon mari et moi avons sûrement ramené ces petites bêtes dans nos valises après un voyage à l’étranger».

Dans le hall d’entrée, une dizaine de gros sacs poubelles s’empilent contre les murs. «Ça, ce sont nos vêtements propres que nous utilisons». Sur chacune des poches bien fermées, une étiquette a été collée : «vêtements boulot», «doudous», «manteaux d’hiver». «Après un lavage à 60°C à la machine, on les enferme pour éviter qu’ils soient infestés», précise-t-elle.

Le cauchemar a commencé début septembre, lorsqu’Eléonore a découvert un matin, «paniquée», plusieurs insectes sombres à côté de son oreiller (voir photo). «On a fait venir un chien-renifleur, entraîné à la détection des punaises de lit. C’est à partir de ce moment-là qu’on a compris que notre appartement était en grande partie contaminé. Les premiers jours, j’avais des crises de larmes et d’angoisse, je ne dormais plus la nuit, c’était l’horreur», se souvient-elle. «Et puis, je me suis dit qu’on n’avait pas le choix et qu’il fallait bien s’y mettre pour pouvoir s’en débarrasser».

Depuis, Eléonore nettoie, aspire, trie, empaquette tous les textiles et les livres, où les punaises seraient susceptibles de se nicher. Le but : préparer l’arrivée d’une entreprise de désinfection qui répandra de puissants insecticides dans les pièces concernées. «On a dû enfermer nos 2500 livres dans des caisses en plastique qu’on a stockées», explique-t-elle en montrant une trentaine de grosses boîtes transparentes dans son garage. Maintenant, les étagères de la bibliothèque sont pratiquement vides, tout comme le dressing. Même chose dans les chambres. «J’ai aussi des livres et des chaussures dans le congélateur», dit-elle en souriant. Devant son réfrigérateur, elle sort une poche en plastique contenant des sandales de bébé. «Il faut les mettre trois jours à -18°C pour les décontaminer».

DIAPORAMA – Éléonore a dû faire le grand vide dans son appartement

Elénore a dû confiner tous ses vêtements dans des sacs poubelles pour éviter qu’ils ne soient contaminés par les punaises de lit.

La jeune femme met régulièrement des chaussures et livres au congélateur pour les désinfester. Elle doit les laisser 72 heures avant de pouvoir placer d’autres paquets.

Une très grande partie de ses livres et BD sont scellés dans des boîtes en plastique qu’elle stocke dans son garage et sa cave. Elle doit les laisser enfermées pendant deux ans pour être sûre de les décontaminer.

Armoires et placards des chambres ont été vidées. Ses vêtements sont enfermés dans des sacs poubelle.

Son dressing a également été vidé. Une grande partie de ses vêtements ont dû être lavés à 60°C à la machine. “La punaise de lit meurt à une température de 47°C”, assure-t-elle.

Voici les traces qu’elle retrouve régulièrement sur son matelas, signe que les punaises de lit ne sont toujours pas parties. Ces petites traces noires correspondent aux déjections des insectes.

La jeune femme a pris l’habitude de suspendre son manteau pour éviter que les punaises de lit ne l’atteignent.

Elle passe aussi l’aspirateur tous les deux jours. Un véritable cérémonial : une fois passé, «il faut mettre le contenu dans un sac hermétique, le jeter à l’extérieur et nettoyer le réservoir à l’eau bouillante. C’est vraiment pénible». Elle espère que tout sera terminé fin février. En attendant, Eléonore continue de «traquer» les traces laissées par les punaises sur sa literie. «J’en trouve tous les dix jours à peu près». Le calvaire n’est pas terminé.

 

Un phénomène en expansion

Combien, comme Elénore, connaissent la désagréable expérience des punaises de lit, autrement baptisées «Cimex lectularius» ? Impossible de le savoir. En général, il n’existe aucun suivi statistique sur le nombre de foyers infestés. Mais il suffit d’évoquer le sujet pour que la conversation s’anime. Chacun y va de son anecdote et raconte les mésaventures d’un ami ou d’un parent. Sur Internet, on ne compte plus les forums où les «victimes» appellent à l’aide et s’échangent des conseils. «Je suis en train de faire face à une infestation de punaises de lit.

 

Comment s’en débarrasser ? 

Il faut savoir que l’opération s’avère longue et coûteuse. Elle peut prendre des mois et s’élever à plusieurs centaines, voire milliers d’euros.

Il est recommandé de faire un grand nettoyage du logement, pièce par pièce, avec un puissant aspirateur et de laver tout le linge à 60°C en machine. Il est également possible de faire appel à un professionnel pour désinsectiser les zones infestées.

Plus d’informations contacter Morin extermination Inc.

Les punaises de lit sont considérées comme une simple nuisance par les autorités.

«On va suspendre votre manteau, là, pour être sûr qu’il ne soit pas contaminé». Quand on arrive chez Eléonore, le ton est donné : voilà presque cinq mois que cette traductrice de 33 ans et son mari se battent contre les punaises de lit qui ont envahi leur appartement. Les punaises de lit ont la spécialité de piquer les dormeurs la nuit en leur suçant du sang. «J’ai la chance de ne pas avoir de boutons mais je peux vous dire que les punaises me bouffent le cerveau».

Eléonore, 33 ans, dans sa chambre, infestée par des punaises de lit.

En tout, quatre pièces sont infestées : «La salle à manger, le dressing, notre chambre et celle de notre fille», détaille-t-elle. «Mais ce n’est pas un problème d’hygiène», insiste la jeune femme. «Mon mari et moi avons sûrement ramené ces petites bêtes dans nos valises après un voyage à l’étranger».

Dans le hall d’entrée, une dizaine de gros sacs poubelles s’empilent contre les murs. «Ça, ce sont nos vêtements propres que nous utilisons». Sur chacune des poches bien fermées, une étiquette a été collée : «vêtements boulot», «doudous», «manteaux d’hiver». «Après un lavage à 60°C à la machine, on les enferme pour éviter qu’ils soient infestés», précise-t-elle.

Le cauchemar a commencé début septembre, lorsqu’Eléonore a découvert un matin, «paniquée», plusieurs insectes sombres à côté de son oreiller (voir photo). «On a fait venir un chien-renifleur, entraîné à la détection des punaises de lit. C’est à partir de ce moment-là qu’on a compris que notre appartement était en grande partie contaminé. Les premiers jours, j’avais des crises de larmes et d’angoisse, je ne dormais plus la nuit, c’était l’horreur», se souvient-elle. «Et puis, je me suis dit qu’on n’avait pas le choix et qu’il fallait bien s’y mettre pour pouvoir s’en débarrasser».

Depuis, Eléonore nettoie, aspire, trie, empaquette tous les textiles et les livres, où les punaises seraient susceptibles de se nicher. Le but : préparer l’arrivée d’une entreprise de désinfection qui répandra de puissants insecticides dans les pièces concernées. «On a dû enfermer nos 2500 livres dans des caisses en plastique qu’on a stockées», explique-t-elle en montrant une trentaine de grosses boîtes transparentes dans son garage. Maintenant, les étagères de la bibliothèque sont pratiquement vides, tout comme le dressing. Même chose dans les chambres. «J’ai aussi des livres et des chaussures dans le congélateur», dit-elle en souriant. Devant son réfrigérateur, elle sort une poche en plastique contenant des sandales de bébé. «Il faut les mettre trois jours à -18°C pour les décontaminer».

DIAPORAMA – Éléonore a dû faire le grand vide dans son appartement

Elénore a dû confiner tous ses vêtements dans des sacs poubelles pour éviter qu’ils ne soient contaminés par les punaises de lit.

La jeune femme met régulièrement des chaussures et livres au congélateur pour les désinfester. Elle doit les laisser 72 heures avant de pouvoir placer d’autres paquets.

Une très grande partie de ses livres et BD sont scellés dans des boîtes en plastique qu’elle stocke dans son garage et sa cave. Elle doit les laisser enfermées pendant deux ans pour être sûre de les décontaminer.

Armoires et placards des chambres ont été vidées. Ses vêtements sont enfermés dans des sacs poubelle.

Son dressing a également été vidé. Une grande partie de ses vêtements ont dû être lavés à 60°C à la machine. “La punaise de lit meurt à une température de 47°C”, assure-t-elle.

Voici les traces qu’elle retrouve régulièrement sur son matelas, signe que les punaises de lit ne sont toujours pas parties. Ces petites traces noires correspondent aux déjections des insectes.

La jeune femme a pris l’habitude de suspendre son manteau pour éviter que les punaises de lit ne l’atteignent.

Elle passe aussi l’aspirateur tous les deux jours. Un véritable cérémonial : une fois passé, «il faut mettre le contenu dans un sac hermétique, le jeter à l’extérieur et nettoyer le réservoir à l’eau bouillante. C’est vraiment pénible». Elle espère que tout sera terminé fin février. En attendant, Eléonore continue de «traquer» les traces laissées par les punaises sur sa literie. «J’en trouve tous les dix jours à peu près». Le calvaire n’est pas terminé.

 

Un phénomène en expansion

Combien, comme Elénore, connaissent la désagréable expérience des punaises de lit, autrement baptisées «Cimex lectularius» ? Impossible de le savoir. En général, il n’existe aucun suivi statistique sur le nombre de foyers infestés. Mais il suffit d’évoquer le sujet pour que la conversation s’anime. Chacun y va de son anecdote et raconte les mésaventures d’un ami ou d’un parent. Sur Internet, on ne compte plus les forums où les «victimes» appellent à l’aide et s’échangent des conseils. «Je suis en train de faire face à une infestation de punaises de lit.

 

Comment s’en débarrasser ? 

Il faut savoir que l’opération s’avère longue et coûteuse. Elle peut prendre des mois et s’élever à plusieurs centaines, voire milliers d’euros.

Il est recommandé de faire un grand nettoyage du logement, pièce par pièce, avec un puissant aspirateur et de laver tout le linge à 60°C en machine. Il est également possible de faire appel à un professionnel pour désinsectiser les zones infestées.

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